Beaucoup d'entreprises réalisent une Value Stream Mapping. Peu en tirent quelque chose. Philippe explique à quoi sert vraiment cet outil, comment il le conduit sur le terrain et pourquoi une VSM sans plan d'action ne sert à rien.
L'outil le plus mal compris du Lean
« Philippe, à quoi ça sert vraiment une VSM ? » C'est une question qui revient souvent. Et elle mérite une réponse claire, parce que la Value Stream Mapping est probablement l'outil le plus mal compris de la démarche Lean. Beaucoup d'entreprises la font. Peu en font quelque chose. La carte finit affichée sur un mur, admirée, puis oubliée.Trois questions que personne ne se pose vraiment
Une VSM n'est pas un exercice de dessin. Elle sert à répondre à trois questions simples, mais rarement posées avec honnêteté :- Quel est le vrai délai entre la commande et la livraison ?
- Combien de temps, dans ce délai, crée réellement de la valeur pour le client ?
- Où se trouvent les gaspillages qui détruisent votre marge et votre taux de service (OTD) ?
Comment je la conduis sur le terrain
Une VSM qui révèle quelque chose se construit là où le travail se fait, avec ceux qui le font. Ma méthode repose sur quatre principes :- Deux jours minimum avec les opérationnels, dans l'atelier — pas dans une salle de réunion.
- Des mesures réelles, chronométrées et comptées, jamais estimées.
- Les irritants collectés directement auprès de ceux qui font le travail au quotidien.
- Le ratio de tension de flux calculé sans filtre, aussi inconfortable soit-il.